Todo el que habla, demanda, ¿No es así? Cuando alguien se acerca, sabemos que algo quiere. ¿Qué (me) quiere? ¿Saludar? En los pequeños pueblos en donde los vecinos aún tienen la costumbre de saludarse, aquel que habla puede tener sólo esa intención: seguir la costumbre pueblerina, platicar de lo que pasó ayer al medio día, echar chisme, pues.
Pero pensemos en otros escenarios.
Cuando un hombre se aproxima a una mujer en un bar, algo quiere; cuando se acerca a la misma mujer en una biblioteca, en una cafetería, en un concierto, en un parque, algo quiere, ¿No? Cuando una persona que evidentemente vive en la calle se acerca con la mano extendida, de antemano muchos suponemos lo que quiere.
Lo que quiero diferenciar es que la escucha es privilegiada. La escucha se abre de acuerdo a lo que suponemos del otro. Si aquel es muy diferente, según las primeras impresiones que siempre son muy mentirosas, no permitimos su aproximación. Estamos acostumbrados a escuchar lo familiar, por eso es que sólo podemos escuchar poquito de otra cosa diferente después de un análisis, lo cual posibilita abrir la escucha.
Cada vez hay más criterios de exclusión dentro del mismo “lugar”, ya no es necesario mandarlos fuera de las ciudades, ahora tenemos leprosarios imaginarios en cada uno de nosotros. Al que está a lado, aunque podemos tolerar su presencia momentánea, en el transporte público, en la red social, en la concurrencia, ya está inscrito en una suerte de exclusión.
Pues entre más exclusivo (VIP), más valor, es decir, no se le habla a cualquiera. Pero ¿Quién es ese cualquiera? ¿No somos cualquiera cada uno de nosotros? Es entonces, otra manera de encarar la falta de ser otro, otra más. Pero la posición analítica es, en principio, asumir eso : saberse otro cualquiera para alguien.
No sólo se trata del contenido, sino de su enunciación. No se trata de lo que te diga la persona que vive bajo el puente de tu ciudad sino de cómo lo hace, cómo demanda mientras habla. Es eso lo angustioso. ¿Qué puede demandar que no podamos dar? La intimidad de escuchar con lo que deberíamos ser cierra posibilidad a toda comunidad. Escuchar a quien deberíamos en función de quien deberíamos ser reduce grupos en una soledad competitiva típica de las grandes ciudades en donde aunque ahí vivamos millones, el lazo es un delgado hilo de intereses individuales.
¿La escucha analítica cae bajo la misma lógica?
Ouvrir l’écoute
Tous ceux qui parlent ont des demandes, n’est-ce pas ? Lorsque quelqu’un s’approche de nous, nous savons qu’il veut quelque chose. Que veut-il (ou elle) ? Dire bonjour ? Dans les petits villages où les voisins ont encore l’habitude de se saluer, celui qui parle peut n’avoir que cette intention : suivre la coutume du village, parler de ce qui s’est passé hier à midi, bavarder en quelque sorte. Mais imaginons d’autres scénarios.
Quand un homme aborde une femme dans un bar, il veut quelque chose ; quand il aborde la même femme dans une bibliothèque, dans un café, à un concert, dans un parc, il veut quelque chose, non ? Lorsqu’une personne qui vit manifestement dans la rue s’approche en tendant la main, nous sommes nombreux à supposer à l’avance ce qu’elle veut.
Ce que je veux différencier, c’est que l’écoute est privilégiée. L’écoute s’ouvre en fonction de ce que nous supposons de l’autre personne. Si l’autre est très différent, selon les premières impressions, qui sont toujours très fausses, nous ne lui permettons pas de s’approcher de nous. Nous sommes habitués à écouter ce qui nous est familier, c’est pourquoi nous n’entendons qu’un peu de quelque chose de différent après une analyse, ce qui permet d’ouvrir l’écoute.
Les critères d’exclusion sont de plus en plus nombreux au sein même du « lieu », il n’est plus nécessaire de les renvoyer hors des villes, nous avons maintenant des léproseries imaginaires en chacun de nous. Même si nous pouvons tolérer leur présence momentanée dans les transports publics, dans le réseau social, dans la foule, la personne à côté d’eux est déjà inscrite dans une forme d’exclusion.
Plus il est exclusif (VIP), plus il a de valeur, c’est-à-dire qu’on ne parle pas à n’importe qui. Mais qui est ce n’importe qui, et chacun de nous n’est-il pas n’importe qui ? C’est donc une autre façon de faire face au manque d’être autre, une autre encore. Mais la position analytique est, en principe, d’assumer ceci : se connaître (se savoir) comme quelqu’un d’autre.
Il ne s’agit pas seulement du contenu, mais aussi de son énonciation. Il ne s’agit pas de savoir ce que vous dit la personne qui vit sous le pont de votre ville, mais comment elle le fait, comment elle pose des exigences pendant qu’elle parle. Que peut-il exiger que nous ne puissions pas lui donner ? L’intimité de l’écoute de ce que nous devrions être ferme la possibilité à toute communauté. Écouter qui nous devons écouter en termes de ce que nous devrions être réduit les groupes à une solitude compétitive typique des grandes villes où, même si des millions de personnes y vivent, le lien n’est qu’un mince fil d’intérêts individuels.
L’écoute analytique relève-t-elle de la même logique ?

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